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Plus d'informations sur le projet ...
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Un atelier de couture ...Le contexte : une coopérative et des produits à confectionnerUne coopérative de tisserandes a été créée par l'association Terres Karens dans le village de Mae Woei Clo en octobre 2010. Elle produit des lés de tissus qui sont ensuite transformés en produits et accessoires de mode pour pouvoir être vendus sur les marchés. Il n'existe cependant pas encore de femmes formées à la couture dans les villages de la coopérative. La confection est donc, depuis le début du projet, délocalisée dans un atelier du Nord de la Thaïlande, à MaeSaï. D'autre part, entre 2009 et 2011, le centre des métiers ruraux de Ponouaypou (un projet de l'Institut Européen de Coopération et de Développement) propose à de jeunes étudiantes et à quelques villageoises une initiation professionnalisante aux métiers de la couture, et l'initiative est accueillie très favorablement. Aujourd'hui, l'atelier continue de fonctionner grâce aux villageoises. Une étudiante trouve un emploi dans l'atelier de l'association de commerce équitable Esprit Karen, la seconde part à Chiang Maï parfaire sa formation. C'est un succès. Pourquoi ne pas reproduire le modèle pour former des femmes de Mae Woei Clo aux métiers de la couture ? Cela permettrait de répondre à des besoins locaux forts :
Mise en place du projetEn août 2011, les femmes de Mae Woei Clo se disent motivées par le projet. Elles aimeraient que certaines se forment à la couture. Claire Scaramus, à l'origine de la mise en place de l'atelier de couture du Centre des Métiers Ruraux de Ponouaypou, demande à l'association de l'accompagner pour réaliser ce projet. Claire est à Mae Woei Clo depuis le mois de décembre 2011. Elle équipe un atelier de couture (machines à pédales et fer au charbon : il n'y que de l'électricité solaire au village) et commence la formation de quatre femmes pour un an. C'est un projet-pilote qui, s'il fonctionne, a vocation à s'étendre. Fonctionnement de l'atelierLe fonctionnement de l'atelier est analogue à celui de la coopérative. Cependant, étant donné le faible effectif de l'atelier, les décisions sont prises par les quatre femmes ensemble. Après un temps de formation (six mois), les femmes répondent à des commandes de produits qui proviennent des besoins de la coopérative. La structure les rémunère en fonction de leur travail, sur le fondement d'un salaire plus élevé que celui des tisserandes (pour valoriser l'investissement de leur formation). Le prix des pièces est choisi en fonction du temps passé pour le confectionner et de la difficulté technique du produit. Les femmes peuvent par ailleurs tisser pour la coopérative, mais y trouvent une source de revenus moins importante. C'est la coopérative qui leur prête le matériel nécessaire pour répondre aux commandes (machines à coudre, fil etc.) Les couturières sont aussi formées à la fabrication de patrons, à la création de produits et à la coordination, pour pouvoir continuer à superviser l'atelier. Elles reçoivent en outre une formation pour commercialiser la production de l'atelier dans les boutiques de la vallée, dans le cadre de filières de commerce équitable.
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Terres KarensL'association des volontaires de solidarité internationale en pays karen Terres Karens regroupe les anciens volontaires de solidarité internationale des Missions Etrangères de Paris et de l'association Enfants du Mekong. Ils continuent, une fois revenus en France, à soutenir les projets auxquels ils ont participé pendant six mois ou un an sur le terrain, et mettent en place de nouveaux projets solidaires, comme bénévoles, en s'appuyant sur le cadre de Terres Karens, une association de loi 1901 qui leur donne un cadre administratif et financier pour entreprendre pour le développement des karens de Thaïlande. Plus d'informations sur les Missions Etrangères de Paris : http://volontariat.mepasie.org/ |
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