Une coopérative

 

Nos études théoriques vous aideront à mieux comprendre notre projet ...


0


Téléchargement

0

 

Télécharger

0

 

Téléchargement

0

 

Téléchargement

0


Téléchargement

 

0

 

00

0

La coopérative de Mae Woei Clo

Une coopérative, qu'est-ce que c'est ? 

Une coopérative est, selon la définition qu'en donne le corpus de lois thaïs, un "groupe de producteurs qui conduisent ensemble des affaires pour des intérêts socio-économiques communs, sur les fondements de l'entraide et de l'assistance mutuelle". 

Le principe est simple : se regrouper pour s'affranchir des intermédiaires commerciaux et avoir accès à de nouveaux marchés. 

En quoi est-ce qu'une coopérative permet de répondre à un besoin local ? 

Une coopérative permet de participer à combler les besoins suivants : 

  1. suffisance alimentaire : la structure se propose de favoriser les regroupements de producteurs pour négocier les prix, diffuser les nouvelles techniques et les nouveaux outils agricoles. 

  2. accompagnement dans l'insertion économique : en donnant une force d'achat (pour les semences et les matières premières de la vie agricole et du tissage traidtionnel) et de vente (pour les surplus agricoles et les produits de l'artisanat) aux producteurs isolés pour les émanciper du pouvoir des intermédiaires.

  3. lutte contre l'exode rural : en contribuant à la création de richesses et d'opportunités locales et en offrant la possibilité de développer le crédit ou l'épargne.

  4. préservation de la culture karen : en donnant un cadre pour organiser et valoriser les savoir-faire traditionnels comme le tissage ou la vannerie. 
     

Comment est-ce que le projet a été mis en place ? 

Le projet commence à une très petite échelle dans le village de Mae Woei Clo. Le village regroupe une cinquantaine de familles. Il est isolé dans la jungle, n'étant par exemple accessible qu'à pieds pendant la saison des pluies. 

Le projet a débuté en novembre 2010, sur l'exemple concret du tissage traditionnel. L'objectif est d'illustrer concrètement le fonctionnement d'une coopérative, et d'en mettre en évidence les avantages. 

Deux activités sont mises en place : 

  1. un magasin coopératif : du fil est acheté en gros dans la vallée et revendu au prix de détail dans la montagne. Les économies d'échelle permettent, sans perdre d'argent, de proposer aux tisserandes des bobines de fil 40% moins cher, dans leur village. A l'origine, une dizaine de références en novembre 2010. 

  2. une coopérative de vente : les femmes se regroupent pour répondre à des commandes de tissu de la vallée (association de commerce équitable Esprit Karen), auxquelles elles n'auraient pas pu accéder isolées. La coopérative répond à une première commande de 20 tissus en décembre 2010. 

Comment fonctionne la coopérative ? 

La coopérative est sous l'autorité d'un bureau élu de trois chefs. Elle fonctionne démocratiquement, et les tisserandes se réunissent une fois par semaine pour prendre les décisions. 

La structure fonctionne sur le principe de la mercatique : elle met à disposition des tisserandes des commandes de tissu, qu'elles sont libres d'honorer si elles veulent tisser. Elle leur donne le fil nécessaire, et rachète la pièce une fois tissée. 

Les prix de rachat du tissu sont en moyenne 2,5 fois plus élevés que les prix que les femmes pratiquent entre elles. Ils dépendent de la complexité de la pièce de tissu commandée et du temps nécessaire pour honorer la commande. Des malus sont appliqués si la pièce est de mauvaise qualité. Les pièces de tissu sont rachetées par la coopérative dès que la tisserande a terminé de tisser. 

La coopérative fonctionne comme un business social : tous les bénéfices générés sont réinvestis pour le développement du projet. 

Comment le projet s'est-il développé ? 

Le projet rencontre très vite un grand succès sur le terrain. Il se développe rapidement et intègre de nouvelles activités.

En décembre 2011, la coopérative regroupe 130 tisserandes réparties sur 6 villages isolés. Le magasin coopératif propose près de 150 références de fil. La production mensuelle est en moyenne de 250 pièces de tissu par mois. 

Le magasin propose du riz, et transporte près de 3 tonnes de riz par mois dans la montagne. Les réductions de prix sont en moyenne de 40%. 

Le capital de la coopérative est de 20 000€. En 2011, la coopérative a dégagé un bénéfice net de 1000€, qu'elle a réinvesti dans l'achat d'une moto. 

La structure propose aux hommes des sources supplémentaires de revenus en développant la vannerie. 

Quel est la nature du soutien de Terres Karens ? 

L'association Terres Karens est à l'origine du projet. Son soutien est le suivant : 

  1. constitution du capital de la coopérative : le capital de la coopérative a été constitué par les ressources financières de l'association. 

  2. conception de logiciels de gestion : l'association a conçu des logiciels de gestion de la coopérative, qui permettent à un unique salarié de gérer efficacement l'ensemble de la production des 130 tisserandes et de contrôler le bon fonctionnement de la structure. L'interface est en karen, et les processus sont automatisés. Les tissus sont décrits par un ensemble de nombres que les karens savent déchiffrer. Les logiciels se synchronisent automatiquement. 

  3. aide à la commercialisation : l'association aide la coopérative à trouver des débouchés pérennes pour sa production (projet de commerce équitable Esprit Karen). 

  4. développement du projet : par la construction de nouvelles initiatives qui permettent à la coopérative de se développer en intégrant de nouvelles activités (comme un atelier de couture). 

Une tisserande de Mae Woei Clo

0

0

0

La coopérative en quelques chiffres ...

 

130

C'est le nombre de tisserandes qui participent aux activités de la coopérative en décembre 2011

 

6

C'est le nombre de villages impliqués dans le projet en décembre 2011

 

250

C'est le nombre de pièces de tissu vendues par mois par la coopérative en décembre 2011

 

3

C'est le nombre de chefs élus démocratiquement pour diriger la structure

 

150

C'est le nombre de références de fil vendues dans le magasin coopératif en décembre 2011

 

2,5

Les pièces de tissu sont rachetées en moyenne 2,5 fois plus cher que les prix que pratiquent les femmes entre elles

 

13

C'est le nombre de kilomètres qui séparent le village de Mae Woei Clo

...

de la première route goudronnée !

 

2

c'est le nombre de logiciels de terrain : BOB (MaeSot) et COCO (Maewe)

 

1

C'est le nombre de salariés permanents de la structure : Kitirot

Bas de page

TERRES KARENS NOS PROJETS NOUS AIDER ACTUALITÉS
       
Qui sommes nous ?  La coopérative de Mae Woei Clo  Particuliers  Suivez l'actualité sur le blog
Qui sont nos partenaires ?  Un atelier de couture Entreprises Nos événements 
Qui sont les karens ?  Commerce Equitable - Esprit Karen  Associations  Des photos
Contactez-nous ! Notre méthodologie Les ventes privées Esprit Karen  
  Historique du projet Organiser une vente Esprit Karen
   

Boutiques Terres Karens

Boutique en ligne

 Suivez-nous sur Twitter !

Terres Karens, une association soutenant des projets de solidarité auprès des Karens de Thaïlande
Copyright - Terres Karens 2014